Catastrophes naturelles en 2009
SwissRe a publié sa dernière étude « Sigma » sur les catastrophes naturelles et techniques, à l’échelle mondiale, pour 2009.
Si leurs coûts s’élèvent à 26 milliards d’USD (CHF 27,5 mia) pour la partie assurée, elles ont causé 15'000 décès et des coûts représentant pour la société 62 milliards d’USD (CHF 65,7 mia). Pour mémoire, ces chiffres s’élevaient à 268 milliards d’USD en 2008.
Les CatNat ont coûté 22 milliards d’USD (CHF 23,3 mia) alors que les catastrophes techniques se sont chiffrées à 4 milliards d’USD (CHF 4,2 mia).
L’Amérique du Nord a enregistré les dommages assurés les plus élevés avec plus de 12.7 milliards d’USD, principalement dus à des tempêtes orageuses et des tornades aux USA.
L’Asie a déploré le plus grand nombre de décès, 9400, et des dommages assurés pour 2,4 milliards d’USD dus à des typhons (Morakot, Ketsana) ainsi que d’é un séisme ayant touché l’Indonésie. Des feux de brousse ont occasionné des dommages s’élevant à plus d’un milliard d’USD en Australie.
Six événements ont occasionné des dommages assurés de plus d’un milliard d’USD chacun. Le plus coûteux a été la tempête « Klaus » qui a frappé l’Espagne et la France en janvier, avec des dommages assurés pour 2,35 milliards d’euros (CHF 3,4 mia).
SwissRe observe que, de manière historique, les dommages assurés dus aux catastrophes naturelles sont en tendance haussière en raison de l’accroissement des richesses, d’une forte concentration de la richesse dans des régions sujettes aux sinistres et assurées ainsi que d’une augmentation tendancielle des couvertures d’assurances.
Le réchauffement climatique contribue également à cette tendance. Au cours des 40 dernières années ce sont 360 séismes qui ont causé le décès d’un million de personnes. Il est à noter que les risques majeurs ont tendance à se produire dans les économies moins développées, caractérisées par de faibles revenus et moins bien ou pas assurés contre ces catastrophes. Aussi les coûts de reconstruction sont financés très partiellement par les assurances.
Toutefois, ces économies peuvent bénéficier de couvertures d’assurance si les secteurs publics et privés – (ré)assureurs, courtiers, gouvernements, organisations internationales, etc. – unissent leurs forces pour mettre en œuvre des solutions novatrices liées à la (ré)assurance et aux marchés des capitaux.
Thomas Hess, économiste à SwissRe, relève « qu’en 2005 les dommages assurés avaient atteint un record de 120 milliards d’USD, record qui pourrait être battu dans un futur proche ». A l’exemple, pour 2010, des séismes de Haïti et du Chili ainsi que de la tempête Xynthia qui a frappé la France dernièrement.